Discours de Didier de Calan à l’occasion du cocktail presse de La Comète (15 décembre)

Bonsoir et merci de votre présence !

Vous aurez reconnu la cloche du prophète Philipulus annonçant l’arrivée de l’étoile mystérieuse …

Donatien, Matthias et moi placerons modestement nos pas dans les siens pour en finir enfin – une fois pour toutes – avec la fin du monde !

D’abord pour vous donner à son sujet à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. En bons judéo-chrétiens, nous commencerons par la mauvaise nouvelle : la fin du monde est aussi inéluctable qu’elle est prochaine ! La bonne nouvelle c’est qu’en lisant La Comète, illustrée par Donatien Mary qui avait déjà magnifiquement mis en images la disparition des dinosaures et Matthias Picard le merveilleux auteur de la vie fabuleuse de « Jeanine » – en lisant donc La Comète vous aurez la chance de connaître la date de la susdite fin du monde et par conséquent la durée du temps qu’il vous reste à vivre. Un temps limité que vous vivrez donc, comme disait Tristan Bernard non plus dans l’inquiétude mais dans l’espérance !

C’est pourquoi La Comète est un petit livre bleu bien plus utile que le petit rouge de Dzedong ou le petit vert de feu Muhamad – vert v.e.r.t et non pas v.e.r.r.e comme verre de rouge… bon ça n’est pas très drôle, j’en conviens.

Mais revenons à notre astéroïde : grâce au petit livre bleu splendidement mis en pages par l’équipe de Plastac – Fanny, Adrien et Romain – vous serez les seuls à savoir non seulement l’année mais le jour et l’heure de l’Apocalypse ainsi que ce qui arrivera le moment venu !

Alors tout ça pour seulement 12 €, c’est vraiment donné…

Commençons par l’année : pourquoi 2012 et pas 2024 ou 2036 comme quelques esprits obtus le soutiennent ?

Tout vient d’une mauvaise interprétation des calendriers Mayas, les seuls crédibles. Si l’on prend en compte les tablettes astrologiques des Amérindiens, encore faut-il les lire correctement ! Savez-vous que chez les Mayas une tradition sacrée donnait la possibilité de considérer qu’une journée ou une nuit exceptionnellement heureuse ou au contraire dramatique valait le double d’une journée ordinaire… un peu sur le principe du Scrabble elle pouvait même compter le triple ou le quintuple. Il pouvait s’agir d’une nuit d’amour et d’ivresse ou au contraire de la fin d’une idylle ou encore de la mort d’une personne de haut rang. Vous aurez tous compris que l’année des astrologues Mayas était ainsi nécessairement plus courte que notre année Grégorienne. Ce qui donne 12 ou 24 ans de moins selon des calculs plus ou moins approximatifs. CQFD ! La fin du monde aura bien lieu en 2012 !

Venons-en au mois et au jour … certains évoquent le mois de mai, mais on peut y lire une allusion politique de fort mauvais goût ! D’autres parlent de la mi-décembre… Il s’agit alors de la volonté évidente de saboter les fêtes de fin d’année pour éviter ainsi toutes les réjouissances obligatoires. La réalité est différente : comme la fin du monde sera un gigantesque feu d’artifice, je vous laisse deviner le mois et le jour exacts…Vous ne trouvez pas ? Alors 12 euros, je répète, 12 euros seulement !

Mais me direz-vous, le moment venu que se passera-t-il ? Nous avons effectué Donatien, Matthias et moi une grande enquête sociologique. Bien plus sérieuse que les pseudo-sondages d’officines spécialisées du genre Sofres, Moodys, Standards and richs, elle décrit les comportements prévisibles de 99,9% de la population mondiale sentant le parfum de la fin !

Mais sachez que chacun d’entre vous – tant qu’il a le ciel au dessus de sa tête et la loi morale dans son cœur – reste totalement libre d’agir à sa guise dans la limite des 0,1 % restants. Pour prendre une option originale et réfléchie vous pouvez noter vos dernières résolutions page 63 du petit livre bleu sachant que ce texte manuscrit aura valeur de testament olographe !

De plus, si par humanité ou par bienveillance l’une, l’un ou l’autre souhaite nous faire profiter de ses bonnes idées, il peut les afficher sur le blog de La Comète conçu par Aurore et référencé à l’adresse qu’elle vous donnera… Aurore, un prénom prometteur dans de telles circonstances !

Bon, ça suffit ! Il en est souvent des paroles comme des heures « omnes vulnerant, ultima necat » toutes blessent, la dernière tue !

J’ai trop parlé et vous risquez de mourir de soif et de faim sans atteindre la fin promise ; je me conterai donc pour terminer de vous informer du livre sur lequel nous travaillons depuis trois ans, Donatien, Matthias et moi : au départ, il devait s’agir d’un dictionnaire de toutes les espèces bretonnes menacées, mais comme le temps nous est compté nous nous sommes limités à la lettre B comme Bretagne : je citerai parmi les espèces en péril grave le bigorneau polychrome, la bigoudène nymphomane, le bœuf étalon ou le breton normand dont il ne reste que quelques spécimens au Mont Saint-Michel … Alors si vous en trouvez un adoptez le et soignez le jusqu’au dernier jour !

Merci pour lui et « yeched mad » !  

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